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Bruno Mingeon : "Une piste très technique"

Le 15/02/2006

Chaque jour, Franceolympique.com recueille les propos de Bruno Mingeon, porte-drapeau et capitaine de l'équipe de France olympique à Turin. Mardi, Bruno est revenu au village de Sestrière et le soir, a effectué une reconnaissance à pieds de la piste de Cesana Pariol, afin de revoir tous les profils et de travailler mentalement sur les lignes. Il détaille le passage clé de la piste ooympique.

"Le matin, avec Stéphane Galbert, mon coéquipier pour le bob à deux, nous étions encore à Aime, sur la piste en tartan, pour effectuer avec notre «chariot» les derniers réglages de pousée : timing, positionnement, synchronisation, placement. La phase de poussée sur la piste de Cesana Pariol est très courte. Par exemple, en deux, je ne pousserai que sur 20m. Le bob plonge très rapidement et on se retrouve vite en survitesse.

Après une petite séance d'aérobie pour évacuer les toxines, nous avons récupéré le bob à quatre décoré et nos casques. Il rejoindra Cesana avec un transporteur, ce qui nous évite de le faire nous mêmes et de passer du temps pour les formalités de douane. Le bob à deux nous attend déjà dans son container en bas de piste à Pariol. Nous avons pris la route pour le village de Sestrière où nous sommes arrivés à 17h. Le temps de prendre possession de nos chambres, je suis parti en reconnaissance sur la piste, en compagnie de Philippe Cavoret, qui avait pour sa part un entraînement de skeleton.

Avant que cette séance démarre, j'ai eu le temps de marcher sur la piste pour en revoir les profils, qui ont changé. Ils ont été arrondis, pour les luges. Et ils resteront comme ça. Il me fallait revoir toutes les lignes, c'est un gros travail d'anticipation mentale. C'est une piste très technique, et je sais que je peux encore aller chercher du temps. Il y a une portion où je peux gagner 2 ou 3/10e, entre les virages 5 et 9, et c'est là que tout se jouera. Il faut tourner très tôt, bien anticiper les entrées, car sinon, on prend de la hauteur, on décale la sortie, et on enchaîne les erreurs dans les virages suivants. Il ne faut donc pas entrer trop tard dans le virage 5, au risque de louper sa manche. Si on ne prend pas de vitesse au milieu de la piste, on ne la retrouve pas.

Il faut être prêt mentalement, il faut être dans l'instant présent, à 200%. Le physique doit être aussi au top. Si on est frais, le mental suit. Sur cette piste, on ne peut pas se relâcher, on doit être à l'attaque tout le temps.

Notre première compétition sera le bob à deux le 18, et dès demain, nous avons notre premier entraînement officiel. C'est parti ! En deux, l'objectif sera de se rapprocher du top 12 et surtout, de trouver la ligne parfaite, sentir les accélérations et parfaire les automatismes en vue du quatre.

Bien sûr, je suis toujours les résultats de l'équipe de France olympique. Nous sommes à fond derrière les biathlètes et espérons que les choses vont tourner en leur faveur dans la poursuite. Chez les garçons comme chez les filles, je suis sûr que la première médaille enclenchera une bonne spirale. Brian Joubert a ses chances après le court. Je lui souhaite de réussir un super programme libre. Et demain, tous mes encouragements vont aux descendeuses, aux athlètes qui disputeront la compétition de bosses, aux «combinés» qui joueront leur chance par équipes, et aux gars du short track le soir sur le 1000m. Bonne chance !