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Bruno Mingeon : "Premier entraînement"

Le 16/02/2006

Chaque jour, Franceolympique.com recueille les propos de Bruno Mingeon, porte-drapeau et capitaine de l'équipe de France olympique à Turin. Mercredi, Bruno, avec son coéquipier Stéphane Galbert, a participé au premier entraînement officiel en bob à deux, première épreuve à laquelle il participera à partir du 18 février. Progresser au fil des descentes, c'est son objectif afin, à la fois, de bien réussir dans cette discipline et de prendre ses repères pour le bob à quatre

"Nous avons fait notre premier entraînement sur la piste de Cesana Pariol Aujourd'hui, en bob à deux avec Stéphane Galbert, puisque c'est la première épreuve que je vais disputer à partir du 18 février. C'est toujours une piste qui nous surprend, car elle est très différente des autres.
Il faut constamment anticiper les entrées de virages, être prêt dès que la ‘pression' arrive à bloquer le bob pour qu'il ne monte pas trop, au risque de perdre la ligne et la vitesse.

Il y a de quoi faire ici, mais il faut être très concentré et fort dans sa tête. On a fait 13e de la seconde manche d'entraînement, c'est un classement correct compte tenu de notre niveau en 'deux', mais il y a eu beaucoup d'erreurs. Il faut donc les corriger et voir où cela nous mènera. On a fini très tard. Là, pendant que je vous parle, il est 23 heures passées et nous n'avons pas encore attaqué la séance vidéo indispensable. Jeudi matin, nous repartons pour la piste à 7h, pour l'entraînement officiel suivant. C'est chaud. Ces horaires sont curieux. Mon copain Philippe Cavoret a connu la même chose en skeleton, une séance d'entraînement tard le soir et une autre le lendemain matin où il est tombé dans le dernier virage. Ce n'est peut-être pas un hasard. Cela dit, tout le monde est logé à la même enseigne.

J'ai été déçu par notre première manche, la 2e était meilleure. Sur cette piste, je mets du temps à bien sentir tous ces points d'anticipation. Il y a deux ou trois passages vraiment difficiles. La différence se fera sur les petits détails. En ce qui concerne la poussée, nous étions en 5"12 en novembre dernier quand nous sommes venus courir ici, et en 5"9 aujourd'hui. Il y a du progrès, mais nous ne sommes pas parmi les meilleurs, nous le savons. C'est sur les lignes que nous devons travailler. Le but est d'engranger de l'expérience en vue du bob à quatre. Mais je tiens aussi à faire un beau bob à deux, à progresser à chaque descente.

En rentrant au village, j'ai croisé Carole Montillet après sa descente. J'ai été heureux de pouvoir la féliciter pour le courage qu'elle a démontré après sa terrible chute deux jours plus tôt. Elle m'a dit qu'elle voulait faire le Super-G. C'est très courageux. Je sais qu'elle souffre encore. Cela ma vraiment fait très plaisir de la voir.

Avec les garçons en snowboard-cross, les filles en biathlon et Brian Joubert le soir, j'espère bien que cela va «enchaîner» un peu, que les médailles vont arriver. Cela ferait du bien au moral. A toute l'équipe de France olympique. Tous mes vœux de réussite !"