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Bruno Mingeon : "Je progresse"

Le 17/02/2006

Chaque jour, Franceolympique.com recueille les propos de Bruno Mingeon, porte-drapeau et capitaine de l'équipe de France olympique à Turin. Jeudi, Bruno a participé à la 2e séance d'entraînement officiel en bob à deux avec son coéquipier Stéphane Galbert. Il progresse, tout en reconnaissant souffrir sur cette piste où il est très difficile de rester constant. Et se réjouit des deux médailles remportées jeudi par l'équipe de France olympique

Aujourd'hui, j'ai connu une matinée difficile. Nous nous étions couchés mercredi soir après minuit, suite à un premier entraînement officiel nocturne suivi d'une séance vidéo. Nous nous sommes levés à 6h du matin, pour aller repérer à nouveau la piste à partir de 7h30. Un parcours à pied pour se remémorer les trajectoires, essayer d'imprimer à ce que l'on a vu à la vidéo, bien observer les courbes en pensant à ce que l'on doit corriger.

Après un petit échauffement, Stéphane Galbert et moi-même avons fait les deux descentes, avec à chaque fois un chrono de poussée de 5''07, soit un net progrès. Nous avons signé le 15e temps de la première, et le 9e de la seconde manche. Pas mal. Cette piste est tellement difficile qu'il est presque impossible d'y être constant. Je continue à construire notre compétition en bob à quatre, mais mon objectif est de rentrer dans le top 12 en bob à deux.

Pour cela, il faudra faire quatre bonnes manches, sans faire une seule grosse erreur. Des petites, il y en aura toujours. Aujourd'hui, par exemple, j'ai perdu du temps sur le «fond» de piste, les derniers virages, alors que je termine fort d'habitude. Il va donc falloir que je travaille à la vidéo pour gagner au moins 1/10e sur cette portion finale. Le but étant de recoller les morceaux : poussée, haut de la piste, milieu, bas.... Pour rester régulier. Les seuls à l'être pour l'instant sont le Suisse Martin Annen et l'Allemand Andre Lange.

Le bob à deux que nous utilisons est celui de l'an dernier. Martin Annen, qui va jouer l'or ici, m'avait cédé le sien en début de saison. Mais nous avions un «deal» . Si il ne se montrait pas satisfait de son nouvel engin, il reprendrait celui-là. Et c'est ce qui s'est passé après deux épreuves de Coupe du Monde cette saison. Pas de problème, nous nous respectons. Je souffre un peu sur cette piste, mais je ne suis pas le seul. Ca soulage. En tout cas, je progresse. Cela dit, ce sera dur en compétition. Comme la glace bouge pas mal, et que nous partons dans le 2e groupe, ça ne sera pas facile. Nous avons fait une mauvaise saison, par conséquent, notre but est d'obtenir ici notre meilleur classement de l'année.

Après les deux descentes, je suis allé directement à la salle de musculation en haut de la piste, il y avait là une petit télé, et j'ai vu en direct la victoire de Florence Baverel-Robert. Je suis content pour toute l'équipe. Ca tournait un peu autour, c'est fait maintenant, j'espère donc que ça va enclencher les bons résultats en fond et en biathlon. Pareil pour le snowboard, avec Paul-Henri De Le Rue. Le capital de la France va augmenter, j'en suis sûr !

Tous mes encouragements vont donc aux filles qui vont disputer le snowboard-cross et le combiné en ski alpin, aux garçons dans le 15km classique en ski de fond, à mon ami Philippe Cavoret en skeleton et à Isabelle Delobel et Olivier Schoenfelder, Nathalie Péchalat et Fabian Bourzat pour le début de la compétition de danse sur glace.

A demain !