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Relais : les filles comme les garçons

Le 23/02/2006

Fantastique remontée de l'équipe de France féminine, jeudi, dans le relais 4x6 km biathlon : Delphine Peretto 14e, Florence Baverel-Robert 5e, Sylvie Becaert 4e, et Sandrine Bailly qui avale rapidement la dernière relayeuse bélarus Olena Zubrilova, pour remporter une nouvelle médaille de bronze, deux jours après les garçons. Première médaille pour Sandrine, premier podium collectif des filles depuis Lillehammer 1994, 4ème récompense du biathlon français à Cesana San Sicario! La Russie est championne olympique devant l'Allemagne.

C'était pourtant mal parti. Delphine Peretto, première relayeuse, était à la peine : 2 pioches au tir couché, encore une au 'debout', 14e temps sur les skis, 1"40 de retard sur la tête de course. Dans une compétition entièrement dominée par l'équipe de Russie, où les Allemandes ont assuré l'argent sans trop de frayeurs tandis qu'un peloton fourni se disputait le bronze, la remontée des Françaises a commencé avec Florence Baverel-Robert.

Très précise au tir (une seule cible manquée), rapide sur ses skis (3e temps des 2e relayeuses), dépassant neuf concurrentes, sur le pas de tir et sur la piste, la championne olympique du sprint a lancé Sylvie Becaert en 5e position. «Florence avait fait un bon relais, je savais que ‘Sansan' était meilleure que les autres, alors j'ai tout donné». dira Sylvie Becaert, elle aussi auteur d'une excellente performance sur ces 6 km pour laisser le champ libre à Sandrine Bailly à 27 secondes des Belarusses, 3èmes, Ludmila Ananko laissant la place à Olga Zubrilova.

Sandrine Bailly très en jambes

La N°1 mondiale 2005, surnommée "Sansan" par le petit monde du biathlon tricolore, n'a pas été pénalisée par ses deux fautes au premier tir. Très en jambes, elle a fondu sur Zubrilova en 1 km après un sans-faute au tir debout, l'a laissée sur place, et a pu se permettre d'effectuer la dernière ligne droite drapeau bleu blanc rouge en main, au ralenti, savourant ce podium comme il fallait, avant de tomber dans les bras de ses coéquipières.

«J'ai toujours cru à la médaille, même si Delphine avait pris beaucoup de retard, mais Sylvie et Florence ont bien bossé. Je n'avais qu'à finir le boulot, je savais que j'étais bien en ski, j'avais beaucoup de motivation et de rage de bien faire. Je suis arrivé trop nerveuse au premier tir: avant le deuxième tir, je me suis dit ‘Calme toi, fais juste comme si c'était un entraînement'. J'ai fait un sans-faute, j'ai tout donné d'entrée de jeu après le deuxième tir pour revenir sur la Bélarusse et ne pas lui laisser une seconde croire qu'elle était meilleure que moi».

Une grande joie pour les relayeuses françaises, alignées dans le même ordre que lors de leur victoire en Coupe du monde à Oberhof le 5 janvier dernier. «Je suis très heureuse. Même si je n'avais pas été très bonne, je savais que mes coéquipières pourraient compenser mes faiblesses. J'étais vraiment très stressée, on s'y attendait tellement à cette médaille que cela aurait été horrible de ne pas l'avoir», s'est exclamée Delphyne Peretto.
«Ce n'est que du bonheur à savourer. Cette médaille appartient à toute l'équipe, c'est encore plus magnifique qu'une récompense individuelle. Nous sommes quatre copines qui voulions ramener quelque chose pour tous ceux qui nous ont aidées, pour tous les entraîneurs, les masseurs, les techniciens, c'est génial !» a poursuivi Sylvie Becaert. «J'y ai cru jusqu'au bout. Ca n'était pas gagné au départ» a conclu Sandrine Bailly.

Après les titres olympiques remportés à Cesana San Sicario par Florence Baverel-Robert en sprint, le 16 février, et par Vincent Defrasne en poursuite le 18 février, suivis du bronze des deux relais, la France obtient avec quatre médailles le meilleur bilan de son histoire aux Jeux. Les filles, pour leur part, retrouvent les joies du podium comme à Albertville en 1992 (or) et à Lillehammer en 1994 (bronze).

Et ce n'est pas fini ! Restent encore deux courses au programme, les 15 km hommes et 12,5 km dames « départ groupé » samedi 25 février.
Sandrine Bailly, qui a enfin remporté sa 1ère médaille, espère bien conclure en beauté. Raphaël Poirée est dans le même cas. Vincent Defrasne est dans une forme éblouissante. Florence Baverel-Robert a prouvé lors du sprint qu'elle était capable de tout. Allez les Bleus !