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Faisons un rêve...

Le 16/02/2006

Karine
Karine
Après la médaille de bronze de Paul-Henri De Le Rue dans l'épreuve masculine, les dames entrent en piste, ce vendredi, dans le tracé de snowboard-cross de Bardonecchia. Karine Ruby, déjà deux fois médaillée aux Jeux en géant (or, 1998) et en géant parallèle (argent, 2002), tente un superbe pari. Julie Pomagalski, également, inscrite dans deux épreuves, et comme elles, Deborah Anthonioz et Marie Laissus comptent bien tirer leur épingle du jeu. Et si on rêvait ?

C'était à Whistler (Canada), en Coupe du Monde, le 8 décembre dernier. Julie Pomagalski, Karine Ruby et Deborah Anthonioz s'étaient qualifiées pour la finale. Trois Françaises sur quatre concurrentes au départ ! Blessée au bras lors du tour précédent, Deborah n'avait pas pris le départ. Julie avait gagné devant Karine.

Julie
Julie
En Coupe du monde, cette saison, Marie Laissus s'est imposée à Saas-Fee (Suisse) en octobre, et Deborah Anthonioz à Valle Nevado (Chili) en septembre. Karine, au milieu d'un palmarès incroyable, a notamment été championne du monde 2003 et vice-championne du monde 2005 de cette spécialité à laquelle elle se consacre depuis sa 2e place en géant parallèle aux Jeux de Salt Lake City. Elle est revenue cet hiver d'une grave blessure au dos et a enchaîné les podiums. Julie, la plus jeune des quatre (25 ans), compte pour sa part des podiums et des victoires aussi bien en «cross» qu'en «parallèle», deux épreuves dans lesquelles elle est inscrite à Turin.

Deborah
Deborah
Rêvons donc. Rêvons que les quatre Françaises se retrouvent en finale à Bardonecchia vendredi après-midi. «Ce serait idéal, bien sûr ! Mais si j'y parviens, ce sera déjà bien. Après, les autres Françaises, tant mieux si elles y sont aussi» dit Karine. «Pourquoi pas ?» dit Deborah. «J'avais peur à cause de mon bras blessé, mais maintenant, après les entraînements, j'ai dompté le parcours. Tout est possible».
«Ce serait super d'être à plusieurs en finale» dit Julie. «Partager cela avec des filles avec qui on a travaillé toute l'année, ce serait vraiment génial».

Mais ne rêvons pas trop. «Le parcours est magnifique, mais il est un peu trop long pour nous» explique Karine. «Ca va être difficile physiquement d'enchaîner les tours». Deborah est du même avis. «Il va falloir tenir la longueur. Sur le bas, on n'a plus de jambes, on peut partir à la faute».
Marie
Marie
Pour Julie, «ce long tracé est assez facile, pas vraiment technique, pas vraiment engagé. Cela va être dur de faire la différence. En tout cas, c'est la première fois que je vois un "boarder" aussi beau. Il aurait juste pu être plus engagé»

On l'a vu lors de la journée des hommes, tout peut arriver dans un snowboard-cross. «Il y a un gros côté aléatoire, c'est difficile à gérer. Beaucoup de paramètres entrent en ligne de compte. Une fille qui tombe devant vous, ou qui vous fauche en l'air. Mais bon, je suis contente d'être là, c'est une super équipe, l'ambiance est magnifique. Et pour ma part, je vais vivre ici deux histoires, deux Jeux. Deux épreuves qui n'ont pas la même approche. Deux chances».

Souhaitons aux quatre Françaises d'aller le plus loin possible, et rêvons un peu pour elles...