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Vincent Vittoz la sérénité

Le 11/02/2006

Avec deux Jeux Olympiques (Nagano 1998 et Salt Lake City 2002) et un titre de champion du monde de poursuite obtenu en 2005 à Oberstdorf (Allemagne) à son actif, l'expérimenté Vincent Vittoz, 31 ans le 17 juillet prochain, peut aborder ses troisièmes J.O. en toute sérénité. Il débute ce dimanche à Pragelato dans le 15 + 15km poursuite

L'espoir raisonnable de devenir dimanche, sur la piste de Pragelato Plan, le premier médaillé olympique français de la discipline ne l'empêche pas de dormir. Toz, comme ses coéquipiers de l'équipe de France le surnomment, a gagné en assurance depuis son sacre d'Oberstdorf. Et cette tranquillité d'esprit a d'ailleurs rejailli sur le groupe des fondeurs français, à commencer par Emmanuel Jonnier, Alexandre Rousselet et Christophe Perrillat, et Karine Philippot, qui entameront avec lui, à partir du dimanche 12 février, une campagne piémontaise pleine de promesses.

Vincent Vittoz, qui affirme puiser sa sérénité dans les valeurs simples de ses montagnes savoyardes, attend donc l'épreuve du 15 km classique + 15 km libre poursuite sans ressentir de pression particulière. Il estime aussi que la troisième place obtenue en Coupe du Monde sur 15 km classique, le 5 février à Davos, lui a donné un petit coup de fouet supplémentaire quelques jours avant de plonger dans le bain olympique. «Ce podium a augmenté ma confiance car il a démontré ma progression dans un style classique où j'ai encore des lacunes», explique le longiligne Savoyard (1,80m,72 kg).

Bien préparé, prêt à l'exploit, Vincent reste néanmoins très prudent quand il évoque les aléas d'une piste olympique jugée très difficile par les spécialistes, avec en prime tous les inconvénients liés à l'altitude (1.518 m). «Le fartage va être important avec une partie de la piste exposée au soleil et l'autre à l'ombre. Il faudra donc faire des compromis en terme de matériel et de fartage», explique-t-il.

Ce n'est pourtant pas la principale préoccupation de Vincent Vittoz. «C'est très complexe. Ca m'intéresse un peu, mais je préfère l'aspect physique de la discipline », affirme le numéro un du fond français qui, sur ce plan là non plus, n'a rien laissé au hasard.