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Des supporters de choc pour Brian

Le 14/02/2006

C'est parti pour Brian Joubert. Peu après 22h ce mardi, au Palavela, il se lancera dans le programme court de la compétition masculine. 2 minutes 30 d'espoir qui seront déterminantes pour le libre de mercredi et la médaille espérée. Raymonde, sa mère, et Philippe Candeloro, dernier médaillé olympique français (bronze à Lillehammer et à Nagano), seront les témoins attentifs de sa performance.

Raymonde Joubert, présente à Turin, est restée très proche de Brian, à ses côtés quand il n'était pas au village, et a sans doute été la dernière personne de l'extérieur (c'est-à-dire en dehors de son entourage technique) à lui parler avant son entrée en piste.
«Je suis tendue comme un ressort» disait-elle mardi en fin d'après-midi. «Mais pas lui. Il est calme, serein. Ce matin, à l'entraînement, il a fait ses gammes, travaillé sur le programme court et les sauts pour le libre pendant 20 minutes. Il se sentait vraiment bien, son placement, ses appuis étaient impeccables». «Si Brian est au maximum de sa forme aujourd'hui, c'est qu'il avait pris du retard dans sa préparation. Là, il a tout rattrapé. La forme qui est d'habitude la sienne en décembre, il l'a aujourd'hui. C'est bien d'arriver au top ici, aux Jeux ! Brian a beaucoup travaillé pour améliorer sa note artistique, et aujourd'hui, selon moi, il est au niveau des meilleurs».
Compte tenu de la densité de son programme technique, avec comme principales difficultés «deux ‘quads' dont un en combinaison avec un triple boucle piqué, deux triple axels , dont un en combinaison un un double boucle piqué», «tout se jouera sur le mental» explique Mme Joubert.

Philippe Candeloro : «faire un programme propre».

Concernant le "court" de ce soir, et comme le dit Philippe Candeloro, dernier médaille olympique chez les hommes avant la compétition turinoise, «Il faut faire un programme propre. Si ce n'est pas le cas, il n'y aura plus matière à discuter. Si on rate le court, c'est terminé. Tout dépend en fait des points que l'on peut y perdre». Pour le double médaillé de bronze (LIllhammer 1994 et Nagano 1998, photo), «Brian se battra avant tout contre lui-même. Il lui faudra faire un sans faute». Philippe croit en Brian : «Techniquement, il est parmi les meilleurs, il n'y a pas de souci sur les sauts, et il a bien progressé sur l'artistique, notamment les pirouettes, celles qui font la différence». «Brian a aujourd'hui le meilleur potentiel pour faire une médaille aux Jeux, pour me succéder. S'il fait bien son boulot, personne ne pourra rien lui reprocher».