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Le journal de Bruno Mingeon

Le 09/02/2006

Chaque jour, franceolympique.com recueille les propos de Bruno Mingeon, porte-drapeau de l'équipe de France, qui vit à Turin ses cinquièmes Jeux. Suivez sa dernière aventure olympique du 9 au 26 février, de son tour de piste au Stade Olympique, en tête de la délégation française à ses tours de piste à Cesana Pariol, aux commandes de son bob.

«Nous sommes arrivés mercredi soir à Sestrière, où nous logerons pendant les compétitions. Le village ne me semblait pas tout à fait fini à deux jours du début des compétitions, boueux également. On sent que tout le monde attend la neige.

Puis nous sommes descendus à Turin pour la cérémonie d'accueil de notre équipe dans le Village principal, jeudi matin. Celui là est un véritable village olympique comme j'en ai connu dans le passé. Je me dis que c'est bien dommage que très peu d'athlètes français puissent en profiter. Il n'y aura là que les patineurs (patinage artistique et short track). Alors que tout se passera là au niveau de l'ambiance olympique, internationale. L'aspect éclaté des hébergements est un peu dommage, mais c'est le concept général des Jeux de Turin qui veut ça.

Aujourd'hui, j'ai eu mes premiers contacts avec la presse. Je suis bien sûr énormément sollicité compte-tenu du rôle qui m'a été confié et que j'honorerai demain. C'est pour moi le jour et la nuit. Un passage en pleine lumière qui je l'espère, pourra profiter à ma discipline, aider à son développement. Je suis vraiment content que cela fasse parler du bobsleigh !

Tout le monde me demande «tu t'es préparé pour demain ?», «tu t'es entrainé ?» «tu sais comment ça va se passer ?», «tu dors bien ?». Je dors bien, oui, merci. Mais je ne sais pas ce qu'il en sera la nuit prochaine ! Pour le reste, non, je n'en sais rien, je ne me suis pas «entraîné» à tenir le drapeau, je suis juste prêt à profiter pleinement de ce tour de piste, je sais que tout va défiler dans ma tête, toute ma carrière, tout ce que j'ai vécu, je sais que je serai pleinement conscient que ce sont mes derniers Jeux. A demain !»