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Philippe Cavoret : "Je suis venu pour gagner"

Le 16/02/2006

A 38 ans, Philippe Cavoret, seul représentant français en skeleton, sera en piste ce vendredi à partir de 17h30 avec un seul et unique objectif : «gagner». L'aboutissement de treize années consacrées à son sport. Philippe a mis tous les moyens de son côté pour parvenir à ce but. Sur son expérience et les résultats de sa saison, un podium est tout à fait envisageable.

«Ce sont mes derniers Jeux, je veux boucler la boucle comme il faut» explique-t-il. «Je me suis entraîné comme un fou, j'ai fait beaucoup de sacrifices. J'ai tellement travaillé la poussée que je me suis fait mal au dos. J'ai souffert, j'avais la colonne un peu désaxée, j'ai donc raté ma première partie de saison. Puis j'ai trouvé un ostéopathe qui m'a bien réparé».
Et Philippe Cavoret a enchaîné les bons résultats : «Un podium à Königsee en janvier, 3e à 2/100e de la 2e place, une 4e place à Altenberg où je manque le podium de rien... »

Philippe Cavoret y croit. «J'ai été dans le coup cette année, je me suis amélioré en poussée et sur la piste de Cesana Pariol, la phase est courte, pas plus de 20m puis la piste plonge» Sur cette piste que les "skeletoneurs" parcourent menton au ras de la glace, visibilité réduite au minimum, anticipation et mémorisation maximum, «il y a une partie très technique, du virage 5 au 9, on peut se relâcher un peu ensuite, et à partir de 14, on prend beaucoup de vitesse, de la pression jusqu'à l'arrivée». Avec son métier, son skeleton qu'il bricole lui-même («sauf les patins qu'on achète»), Phlippe le sait, «Je n'aurai rien à regretter. J'arrive ici à mon top. J'ai fait ce qu'il faut pour réussir les Jeux».

Ce vendredi, à partir de 17h30, «Il y aura plein de monde pour me soutenir. Un car entier va arriver en provenance de Gresy sur Aix, mon village à côté d'Aix les Bains. Il y aura toute ma famille, plein d'amis, une centaine de personnes en tout pour m'encourager. C'est la grosse différence par rapport aux Jeux de Salt lake City !»

Il fera donc tout pour accéder à son rêve et il le dit. «Je suis clairement venu à Turin pour gagner. Le jour de la course, je ne vais pas me poser de questions. Je vais tout mettre pour que ça passe. Une médaille, ça ne changera pas ma vie, mais ce sera la récompense de treize ans d'efforts et de sacrifices. Il me reste à faire deux bonnes descentes. Je vais tout jouer sur 2 minutes. De longs mois de travail pour 2 minutes.»

Et qui sait, vendredi soir, un grand bonheur...