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Calgary 1988 : les Français aux Jeux

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C'est un Français - le journaliste Serge Lang déjà cofondateur de la Coupe du monde en 1966 - qui a créé le Super-G au début des années 80. C'est en France, à Val d'Isère, qu'a été disputé, le 12 décembre 1982, le premier Super-G en Coupe du monde. Et c'est un Français, Franck Piccard, qui devient le premier champion olympique de la spécialité !
L'histoire retiendra le nom des deux hommes. D'autant que Franck Piccard, ce dimanche 21 février, replace le ski français sur une trajectoire dorée de laquelle il s'était écarté depuis vingt ans. Depuis le triple olympique de Jean-Claude Killy à Grenoble.


En débarquant dans l'Alberta, le coureur des Saisies ne figure pourtant pas parmi les as du circuit alpin. Son titre mondial juniors de descente (1982) commence à dater. "Pic", déçu voire déprimé par une carrière en demi-teinte marquée alternativement par la chance et la malchance, a même failli la stopper un an plus tôt.


Piccard n'a encore jamais remporté une course de Coupe du monde quand, le lundi 15 février, il se glisse dans le portillon de départ de la première épreuve, la descente. Déclic : il monte sur la troisième marche du podium aux côtés des deux descendeurs les plus prestigieux des années 80 : les Suisses Pirmin Zurbriggen et Peter Mueller. Et pour mériter la médaille de bronze, il devance l'Autrichien Leonhard Stok, le champion olympique 1980 !
Paradoxe, mais repère important pour la confiance en soi de l'intéressé: ce n'est pas sur le secteur sommital, pentu et sinueux à sa convenance, qu'il a forgé sa performance mais sur le tronçon de glisse qui lui était le moins favorable.
Finis les complexes, oubliées les douleurs dorsales qui l'avaient si longtemps handicapé... Six jours plus tard, c'est un Piccard transformé et ambitieux qui s'élance dans le Super-G. Avec un moral de gagneur. Son toucher de neige exceptionnel lui permet de déjouer les pièges de la neige artificielle réchauffée par le Chinook, un vent loufoque... Une trajectoire fluide, sans à-coups... Une chute d'Alberto Tomba, une autre de Markus Wasmeier... Zurbriggen arrive en bas mais avec un déficit de deux secondes et demie sur le Français.
Piccard, partagé entre les pleurs et les rires à l'heure des congratulations, évite à l'équipe de France de ski alpin de rentrer bredouille. Fait nouveau : ce rôle de "sauveur", c'étaient les skieuses qui l'interprétaient depuis les Jeux de 1972 à Sapporo...