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Sarajevo 1984 : les Français aux Jeux

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Dix-neuf février: le rideau tombe sur les compétitions de ski alpin à l'occasion du slalom masculin. Chez les Français, le compte est vite établi. Seule Perrine Pelen est montée sur le podium. Par deux fois.
La première à l'issue du slalom géant où, troisième, elle prive l'équipe des Etats-Unis d'un retentissant "triplé"; la seconde après le slalom disputé dans le brouillard, à la limite de la régularité, au cours duquel la Grenobloise n'est devancée que par la jeune (19 ans) et minuscule (1,51 m) Paoletta Magoni qui donne au ski italien féminin sa première médaille d'or olympique de l'histoire.


Exception faite de Pelen - la seule de toutes les concurrentes du ski alpin à mériter deux médailles -, le bilan national n'incite guère à l'optimisme. On n'accorde - à tort - qu'une attention discrète au premier Français classé vingtième de la descente, un jeune garçon qui effectue là son apprentissage olympique. II s'appelle Franck Piccard...



Pourtant, au sein de la délégation française, deux responsables ne cèdent pas au défaitisme au matin de l'ultime compétition : Georges Coquillard, le dirigeant des "Alpins" et Jean Béranger, le directeur de l'équipe de France. L'un et l'autre nourrissent une confiance certaine à l'endroit du slalomeur Didier Bouvet.
Le coureur d'Abondance n'a pourtant pas encore gagné une épreuve de Coupe du monde - il faudra patienter jusqu'en 1986 - mais en plusieurs occasions, il a dévoilé de prometteuses qualités.
La première manche, tracée par l'Italien Julio Gabrielli, se révèle très meurtrière. Une douzaine de spécialistes huppés sont au tapis. Un sort partagé par trois Français : Michel Canac, Yves Tavernier et Michel Vion, l'actuel Directeur technique des équipes de France.
Reste le quatrième, Didier Bouvet. Parti avec le dossard 16, il réussit le cinquième temps. II s'élance en éclaireur sur le second tracé, rattrape de justesse un bâton qui lui échappe et connaît ensuite un "sursis" qui donne des frayeurs aux supporteurs français.
Seuls les frères Mahre, Phil et Steve, deux Américains aux palmarès élogieux, sont plus rapides que lui. Médaille de bronze : grâce à Bouvet, le ski français masculin regoûte au gâteau olympique après seize ans de jeûne (Killy à Grenoble).
Ce podium, Yvon Mougel le manque de très peu dans la course des 20 km du biathlon. A la dernière série de tirs, en position debout, il vise une médaille de bronze quand il manque sa cinquième cible... Sixième à Lake Placid, quatrième à Sarajevo, Yvon Mougel s'apprëte à quitter la compétition après avoir manqué la consécration olympique pour quelques millimètres. Sa carrière, riche de quelque 350 biathlons et d'une médaille d'argent au Mondial 82, constitue un héritage que d'autres feront fructifier.