Cortina d'Ampezzo 1956 : les Français aux Jeux
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Le cadre enchanteur des Dolomites n'inspire pas la délégation française. Elle réside au Park Hotel, un établissement mondain que d'autres délégations ont refusé à cause de son ambiance - c'est le rendez-vous "après-ski" du tout Cortina - peu compatible avec les exigences d'un concurrent olympique.
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L'affaire tourne au scandale. La presse est partagée. Dès lors, comment espérer voir un des nôtres stopper Toni Sailer dans sa quête du premier "triplé" olympique en ski alpin ?
Adrien Duvillard tente la gageure en slalom. Dans le sillage de l'Autrichien après la manche initiale, il s'emmêle les skis dans le franchissement d'une porte sur le second tracé et perd ses illusions. Quatre ans plus tard, à Squaw Valley, mais dans la descente cette fois-ci, la "sorcière olympique" poursuivra encore le Mégevan...
Cette ambiance détestable, troublée en permanence par des conciliabules et des réunions officielles suivies de déclarations fracassantes, détourne les sélectionnés français de leurs objectifs.
Dans ces conditions, les fondeurs Victor Arbez, Benoït Carrara, René Mandrillon et Jean Mermet, qui terminent leur relais à la sixième place, ne sont pas sans mérite, à l'instar d'Alain Giletti.
Ce patineur précoce de 16 ans, réputé pour la qualité de ses "imposées", a préparé plus d'une vingtaine de figures - pour cinq tirées au sort - afin de devenir champion d'Europe quelques semaines plus tôt. Concentrés sur un programme olympique plus limité, trois Américains ferment la route du podium à Alain Giletti (4ème), aujourd'hui entraîneur de Surya Bonaly.
Finalement, zéro pointé pour l'équipe de France des sports d'hiver qui quitte son confortable palace sans la moindre médaille susceptible d'éclairer un séjour gâché par des querelles intestines.







