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Albertville 1992 : les Français aux Jeux

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Trois jours en or qui cassent une vieille habitude du ski français représenté jusque-là sur la première marche des podiums olympiques par ses seuls skieurs alpins. Trois séquences émotion qui feront date dans les annales des sports de neige de notre pays. Trois séquences révélation pour des disciplines méconnues (combiné nordique, biathlon) ou nouvelle (bosses freestyle). Le public français, ancré dans ses certitudes alpines, découvre par la même occasion des champions rayonnants dont il soupçonnait à peine l'existence. Merci les Jeux d'Albertville !


Mercredi 12 février, à Courchevel. Le combiné nordique ? Une épreuve de saut suivie, le lendemain, d'une course de fond. Une spécialité longtemps compréhensible des seuls initiés, à cause de calculs compliqués (conversion des performances en points). La méthode Gundersen - un ancien champion norvégien - l'a rendue récemment simple, spectaculaire et télégénique.


A Courchevel, Fabrice Guy s'élance en fond en 3ème position avec respectivement 42 sec.7 et 16 sec. de retard sur l'Autrichien Klaus Ofner et le Japonais Reüchi Mikata mais devant un de ses plus dangereux rivaux, l'Autrichien Klaus Sulzenbacher. Le Français comble son double handicap, passe en tête dès le 5ème km et boucle son parcours par une avancée triomphale. II devient le premier Français champion olympique en ski nordique.
Son camarade Sylvain Guillaume, parti treizième, remonte un à un ses adversaires, dépasse même l'"épouvantail" Sulzenbacher dans la dernière boucle et s'octroie une inespérée médaille d'argent. Conclusion euphorique d'un scénario à suspense qui a tenu en haleine le public et des millions de téléspectateurs.
Jeudi 13 février, à Tignes. A l'inverse du combiné nordique, le freestyle - ski artistique et acrobatique - n'appartient pas à la tradition des sports de neige. Venu des Etats-Unis qui organisa les premières courses au début des années 70, officialisé par la Fédération internationale en 1979, il appartient à la théorie des "nouvelles glisses". Son intégration olympique à part entière, du moins celle d'une de ses trois composantes, les Bosses, intervient à Tignes.
Chute de neige et brouillard menaçant sur un stade de bosses cerné par 20.000 spectateurs mis en condition par le charismatique Edgar Grospiron lors de sa reconnaissance de la piste. Grospiron ? Un showman apprécié dans cet exercice tout de modernite avec son rythme, ses couleurs et son ambiance rock and roll.
Cette première olympique propulse des "bosseurs", des artistes, sur le podium, Grospiron en or et Olivier Allamand en argent. Eric Berthon manque le bronze pour trois centièmes de seconde !
Vendredi 14 février. Aux Saisies, le biathlon féminin, lui aussi, effectue son entrée olympique. La discipline n'évoque plus les exercices militaires de naguère. Les séances de tirs à la carabine 22 long rifle, qui remplace le fusil de guerre, réclament une précision qu'une respiration mal contrôlée dans la course de fond peut altérer.
Corinne Niogret, Véronique Claudel et Anne Briand, celle-ci dans un ultime et décisif parcours où la pression du public met à rude épreuve les candidates au podium. maîtrisent parfaitement leurs efforts pour mettre dans le mille et atteindre l'or du relais 3 x 7,5 km.