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Lake Placid 1980 : les Français aux jeux

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2002



La skieuse Fabienne Serrat porte-drapeau de charme, ouvre la marche à quarante-trois de ses compatriotes lors de la cérémonie d'ouverture. Dirigeants et entraîneurs sont nombreux aux côtés des sportifs...
La délégation française ne compte que vingt-quatre athlètes : huit alpins, six fondeurs, deux sauteurs, six biathlètes, deux patineurs. Une sélection ténue pour répondre à la volonté du ministre des Sports : "Nous n'enverrons pas de gugusses", avait prévenu Jean-Pierre Soisson. Pas de miracle malgré la recommandation ministérielle ! Pour ajouter à cette infériorité numérique, la malchance touche deux des meilleurs spécialistes de la descente. Caroline Attia se déboîte une épaule au départ et Jean-Marc Muffat, blessé à un genou, doit déclarer forfait.
Perrine Pelen - une championne qui a eu la sagesse et la volonté de concilier les études et le sport - mérite l'unique médaille française. La Grenobloise ne trouve pourtant pas à son goût la neige artificielle sur laquelle elle éprouve des difficultés à assurer ses appuis.


En outre, au fil des jours, l'entourage lui répète comme un leitmotiv qu'on compte sur elle et une pression de plus en plus forte s'exerce sur ses épaules ! En slalom géant, elle sauve la médaille de bronze après avoir frôlé la cabriole. La chute, elle ne peut l'éviter en slalom quand un de ses skis ripe sur un piquet de slalom qui glisse dans la pente.



Fabienne Serrat, valeur confirmee de I equipe de France féminine - elle a été championne du monde de slalom géant six ans plus tôt -. est encore plus mal lotie que sa coéquipière derrière laquelle elle se classe quatrieme, à... un centième de seconde de la médaille de bronze.
Si, dans l'ensemble, les résultats des Français ne sont pas franchement réjouissants les biathlètes sont exempts de reproches. Yvon Mougel termine le 20 km au sixième rang. A l'instar de Perrine Pelen, il n'est pas un "gugusse". C'est maintenant un concurrent respecté de ses adversaires dans une discipline totalement méconnue dans son pays. II faudra attendre douze ans et les Jeux d'Albertville pour que la France découvre le biathlon.
Le relais fait encore mieux : Mougel, Denis Sandorra, André Geourjon et Christian Poirot ne ratent aucune cible et se classent cinquièmes, à moins d'une minute de la médaille de bronze.