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Innsbruck 1976 : les repères

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A Sapporo, Danièle Debernard, (17 ans et demi) était la benjamine de I équipe de France. Sa médaille d'argent avait été accueillie comme une délivrance - une espérance aussi - par une équipe de France de ski désabusée, voire meurtrie au physique comme au moral.

Durant l'olympiade écoulée, une blessure a privé la championne d'Aime-la-Plagne de l'intégralité de ses moyens lors des Championnats du monde 1974, à Saint-Moritz, où elle aurait enjolivé un peu plus la performance collective (quatre médailles) d'une équipe nationale féminine très inspirée sur les traces de Fabienne Serrat, lauréate du slalom géant.

Danièle Debernard, qui a le sport dans la peau, a toujours su rebondir dans l'adversité. Elle est solide, sa souplesse favorise ses facultés de glisseuse et son talent s'exprime sans calcul dans les trois spécialités. D'aucuns apprécient la compagnie de cette championne aux joues rondes, toujours rieuse et la blague aux lèvres.
Skieuse plurivalente à la joie de vivre communicative, elle possède plusieurs points communs avec Rosi Mittermaier. Ce vendredi 13, l'Allemande n'a plus qu'une troisième médaille d'or à conquérir - dans un slalom géant encore disputé en une manche - pour rejoindre dans la légende l'Autrichien Toni Sailer et Jean-Claude Killy.
Elle a déjà triomphé en descente - 18 jours après s'être classée 54ème et... dernière de la course de vitesse de Badgastein ! - et en slalom. Las, pour douze centièmes de seconde en faveur de la Canadienne Kathy Kreiner, elle se contente de la médaille d'argent.
Celle de bronze échoit à Danièle Debernard qui sauve in extremis le ski français du "capot" et se montre encore la meilleure française. Comme en descente (5ème) et en slalom (4ème).
Dans ce dernier exercice, qui se révèle très meurtrier - 50 % de chutes et de disqualifications -, elle se souvient de Barbara Cochran au terme des deux manches. A Sapporo, l'Américaine lui avait ravi le titre olympique pour deux centièmes de seconde. Ici, sur le stade de la Lizum, c'est la Liechtensteinoise Hanny Wenzel qui lui souffle la médaille de bronze pour quatre centièmes de seconde.
Encore un écart infinitésimal en sa défaveur... Danièle Debernard, malgré sa nature optimiste, se croit persécutée par le chronomètre.