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Sapporo 1972 : les Français aux Jeux

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Vendredi 11 février. Dans quarante-huit heures la flamme s'éteindra au stade de glace ,de Makomanai. Les Français, toutes disciplines confondues, guettent désespérément une éclaircie. Leur campagne, surtout celle du ski alpin, tourne au cauchemar.
Ne portaient-ils pas le dueil de leurs illusions en défilant tout de noir vêtus lors de la Cérémonie d'ouverture ? Scénario catastrophe avant même le début des Jeux : Patrick Russel et Jacqueline Rouvier, blessés, sont absents; la championne du monde de slalom Ingrid Lafforgue a effectué le voyage mais, imparfaitement remise d'une double fracture à une jambe, elle est incapable de courir; Françoise Macchi tombe à l'entraînement et se donne une entorse au genou gauche; Annie Famose, dont la sélection a fait grogner quelques titulaires de l'équipe masculine, est menacée de disqualification par le CIO si elle n'annule pas sa "collaboration" avec une radio périphérique...
Dans la matinée du 11, slalom féminin sur le Mont Teine. Seconde manche. Britt Lafforgue tente son va-tout. Elle a la medaille d or en ligne de mire quand son bras gauche accroche un fanion à quinze secondes du but.
Danièle Debernard (17 ans et demi) abandonne le titre pour deux centièmes de seconde à l'Américaine Barbara Cochran. Florence Steurer mérite le bronze qui lui a échappé pour... un centième de seconde, en 1968 à Grenoble, dans le slalom géant.
Heurs et malheurs, certes, mais ces deux médailles sont accueillies avec soulagement par une délégation française traumatisée par les déboires en cascade des skieurs alpins.


Pas de chance pour Patrick Péra qui entre en piste dans la soirée pour le programme libre de patinage artistique... Obtenue un autre des dix autres jours de compétition - tous "jours sans" pour l'équipe de France -, sa méritoire médaille de bronze aurait déclenché un écho médiatique plus retentissant !

L'histoire se répète pour cet élégant patineur, déjà relégué dans l'ombre des "alpins" (8 médailles) à Grenoble. Le vendredi 16 février, jour de sa première médaille de bronze, la presse avait accordé l'essentiel de ses commentaires à Jean-Claude Killy, à la veille de boucler son triptyque olympique.