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Grenoble 1968 : les Français aux Jeux

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Cérémonie d'ouverture le mardi 6 février. 16h10 : Alain Calmat gravit l'immense escalier qui ponctue le long parcours de la flamme olympique, accueillie en France le 19 décembre précédent par Jean Vuarnet, le champion olympique 1960 de descente. Le public écoute avec émotion les battements de coeur du vice-champion olympique 1964, amplifiés par un micro posé sur sa poitrine. L'ancien patineur embrase la vasque, le sauteur Gilbert Poirot porte le drapeau de la délégation française, le skieur alpin Léo Lacroix prononce le serment olympique, des hélicoptères lâchent sur le stade une pluie de pétales de roses parfumées symbolisant les armes - trois roses - de la ville, et le Général de Gaulle déclare les Jeux ouverts... Jean-Claude Killy peut entrer en piste !
La France entière connaît le défi lancé par le champion de Val d'Isère : gagner trois médailles d'or pour renouveler l'exploit accompli en 1956 par Toni Sailer. Mais la France s'inquiète : "Toutoune" a vécu un mois de janvier laborieux en regard de ses prouesses répétées de la saison passée. Se greffent plusieurs facteurs pour ajouter à ces doutes : la descente est reportée d'une journée pour cause de tempête; après l'échauffement, il s'aperçoit qu'une plaque de glace a effacé le film de fart que son ami Michel Arpin a minutieusement lissé pour faciliter le glissement des skis, et puis Guy Périllat, parti en premier, réussit un temps-canon inaccessible à ses douze poursuivants.

Dossart 14 - un nombre mascotte déjà victorieux à Innsbruck avec Marielle et Christine Goitschel - Killy s'élance enfin. Départ catapulté, répété depuis deux ans et maintenant parfaitement au point; longue envolée au passage de la Bosse du Coq franchie avec moins de hardiesse par ses rivaux; schuss terminal dévalé hors des autres traces, pour gagner un metre (il avait observé que l'arrivée n'était pas rigoureusement perpendiculaire à la ligne de course...): Killy devance Périllat de huit centièmes de seconde.



Ce vendredi 9 février, il a fait selon lui le plus difficile de son triptyque. Sa marge de sécurité restait en effet incertaine dans la course de vitesse.
Le lundi 12, le scénario limpide du slalom géant, sa spécialité de prédilection, est conforme à ses prévisions.
Celui du slalom, plus confus à cause d'une "bavure" de Karl Schranz dans un brouillard à couper au couteau, se termine en faveur du Français après bien des palabres.
Le samedi 17, à 19 h 40, près de... six heures après la fin de l'épreuve, le jury déclasse l'Autrichien. Hugues Aufray et la France chantent : "Killy c'est bon... C'est bon, c'est tout bon. "