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Oslo 1952 : les Français aux Jeux

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2002



En Norvège, terre d'élection du ski nordique, les disciplines alpines continuent leur avancée. Mais sans le renfort des Français. Déchiré par des rivalités internes et affaibli par des blessures, le ski français, 4 ans après l'embellie de Saint-Moritz, est d'une médiocrité désolante. Commence d'ailleurs pour lui une période de disette olympique qui durera jusqu'à Squaw Valley, en 1960.
James Couttet se montre le moins décevant de la sélection : 6ème du slalom, 11ème de la descente, où pour la première fois les coureurs portent un casque de protection en cuir bouilli, et 14ème du slalom géant dont c'est le baptème olympique.

Compte tenu de la supériorité des Finlandais, des Norvégiens et des Suédois dans leurs spécialités nordiques de predilection Benoit Carrara, René Mandrillon, Jean Mermet et Gérard Périer - "braves parmi les braves" du fond - prennent la quatrième place du relais 4 x 10 km. Un exploit, mais toujours pas de médaille...


Tous les espoirs de la délégation française se portent alors sur la patinoire où l'entraîneur Jacqueline Vaudecrane - dont la réputation deviendra universelle - conseille un Espoir et une patineuse chevronnée.
Le premier s'appelle Alain Giletti : âgé de 12 ans, il a eu bien du mal à brandir à bout de bras le drapeau tricolore lors de la Cérémonie d'ouverture. Calme, rapide et aérien il s'assure une prometteuse septième place. Son séduisant programme libre lui vaut une ovation presque comparable à celle que le public réserve au vainqueur, le bondissant américain Richard "Dick" Button.
La patineuse, elle, s'appelle Jacqueline du Bief. Seizième en 1948, elle a progressé et figure maintenant parmi les candidates au podium. Ses entraînements sont suivis par la presse avec le même intérêt que ceux de "Dick" Button. "Du Bief bat Button par 18 photographes à 14..." titre le journal "L'Equipe".
Jacqueline Vaudecrane, pour décontenancer les rivales de son élève, parle d'une "arme secrète" enfermée dans un placard et annonce finalement une "tenue révolutionnaire à faire pâlir tous les couturiers."
Quatrième après les figures imposées - on apprendra plus tard qu'elle avait participé avec 38"7 de fièvre -, Jacqueline Du Bief porte une robe noire et des chaussures blanches le 20 février. Ce jour-là, elle gagne une place en remportant le programme libre au cours duquel le public et les juges apprécient sa classe, sa fantaisie et sa personnalité.
Bilan : une unique médaille pour la délégation française, celle de bronze de Jacqueline Du Bief !