Oslo 1952 : l'exploit
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Encore une première pour Dick Button
Certains champions, sûrs de leur talent, se contentent d'assurer pour gagner aux jeux Olympiques. Richard Totten Button n'était assurément pas de ceux-là. Homme de défis, il a remporté deux médailles d'or de suite en réussissant à chaque fois une prouesse technique inédite.
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Aussitôt la question se pose à lui : va-t-il le tenter en compétition ? Premier avant le libre, va-t-il remettre en cause cette médaille d'or à sa portée ? A l'évidence, il ne maîtrise pas encore parfaitement ce nouveau saut. Méticuleux, il n'aime pas la part de risque et d'improvisation que comporterait une telle tentative.
Au tour du triple
D'un autre côté, il ne peut supporter l'idée de passer à ses propres yeux pour un lâche contraint à une reculade pour cause de pression olympique. Il tente donc le double axel. Il le réussit. Le public suisse salue l'exploit en connaisseur. Première médaille d'or.
Quatre ans plus tard, c'est en quadruple champion du monde, invaincu depuis son sacre de Saint-Moritz qu'il se présente aux Jeux d'Oslo. Comme en 1948, Dick Button est tenté d'essayer une difficulté technique jamais réussie en compétition : le triple saut.
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Comme dans un rêve, il saute. Haut. Très haut. Condition indispensable pour réussir ses trois rotations. La réception est parfaite. Il vient de passer un triple boucle. Jamais patineur n'avait accompli trois révolutions en l'air.
L'étudiant de Harvard vient de faire entrer son sport dans une autre ère. Pour beaucoup de spécialistes, Dick Button reste le plus grand patineur de l'histoire.








